Description
Le regard se perd dans cette surface tourmentée, là où le tain d’un vieux miroir s’efface pour laisser place à l’ombre. À travers les fissures nettes qui balaient le verre, une géométrie du chaos se dessine.
À droite, une lumière chaude et striée s’invite comme un souvenir lointain, projetant l’ombre d’une persienne ou d’une grille sur la paroi oxydée. À gauche, une clarté plus crue, presque spectrale, semble ouvrir une porte vers un ailleurs indéfini. Entre ces deux mondes, le noir domine, profond et texturé, parsemé de poussière d'argent et de taches de temps.
Ce n’est plus un objet qui reflète le réel, mais un fragment de mémoire qui ne donne à voir que des morceaux de solitude et des éclats de lumière égarés.